Sois une gentille femme enceinte et tais-toi

lundi 9 octobre 2017


Qui ne s'est jamais surpris à laisser traîner son regard sur le ventre rond d'une femme enceinte, et à sentir aussitôt se retrousser les coins de sa bouche de la plus bienveillante des manières ? Mais si la grossesse semble attiser la bonté, elle est un curieux phénomène, développant en vérité la face schizophrène des gens que croise la femme enceinte (si, si). 
Des sourires, des regards doux, certes vous en aurez à foison durant votre grossesse. Mais attention, si la société aime ses femmes enceintes, certains des petits privilèges qui pourraient leur être accordés sont pourtant à reconsidérer...

Vous êtes devenue un ventre. Avec des jambes et des bras.  
Vos amies ne vous demandent plus que des nouvelles à travers l'aventure de la grossesse. Ce qui est en fait une gentillesse de leur part devient pour vous une manière d'être attachée à un unique sujet de conversation. Mais ne leur en tenons pas rigueur, après tout, vous faites bien la même chose lorsque leur tour arrive ! 
Les inconnus que vous croisez s'adressent à vous de façon joviale, chantante. C'est amusant. Seulement, quand je dis à vous, je devrais plutôt dire... à votre ventre, quelques centimètres plus bas que votre tête. Avec un peu de chance, ils vous adresseront finalement un bref regard dans les yeux, comme à une personne normale. Enfin, sauf si vous avez amené avec vous votre premier enfant. 
Il peut également arriver que vous disparaissiez totalement derrière votre ventre, à tel point qu'une émission TV puisse diffuser une de vos photos privées, en maillot et enceinte de quelques mois, sans votre consentement. J'en parle car c'est ce qui m'est arrivé il y a peu. La rédaction s'en est excusée après coup, mais la bêtise était faite. 
A l'école de ma fille j'observe ce phénomène également, les institutrices me font ressentir à quel point je suis masquée par ce ventre qui ne cesse de grossir au fur et à mesure que mon petit trésor grandit. Cela va des attentions délicates - me proposer un fauteuil plus confortable lors de la réunion de rentrée - aux remarques vexantes - comme la réticence à m'accorder le rôle de maman accompagnatrice "du fait de ma grossesse". 
J'en rigole bien sûr, car c'est une phase éphémère et typique de la grossesse, auquel presque personne ne peut déroger. Un moindre mal. 

Vous n'êtes pas protégée contre le harcèlement de rue. 
Être enceinte me semblait le meilleur moyen d'avorter dans l'oeuf toute tentative de drague inopinée (et sans le moindre effort), que nenni ! Pas plus tard que ce week-end, il m'est arrivé une mésaventure que je ne risque pas d'oublier. Alors que je me dirigeai vers les toilettes d'un café pour y amener ma fille, je passai devant une bande de presque dix hommes, attablée. Des sifflements écoeurants retentirent. Et furent stoppés aussi net par mon regard noir et la main que je tendais à ma fille de seulement trois ans et demi, cachée derrière ma silhouette. Mon ventre avait-il été dissimulé trois secondes de trop par ma veste ? Finalement peu importe, non ? Une toute petite fille était présente pendant leur assaut de cris de mâles minables, et là encore je dirais : peu importe, non ? AUCUNE femme - enceinte ou pas, maman ou pas, en couple ou pas - n'a à subir ce type d'agression ordinaire. 
Si j'ai un conseil à vous donner, et dans la mesure du possible bien entendu, ne les laissez jamais s'en tirer sans les remettre à leur place. Même furtivement. On m'a trop souvent dit que l'indifférence était la meilleure des réponses. Lorsque la situation le permet, remettez ces lâches (c'est ce qu'ils sont) à leur place, comme le ferait leur propre mère. La majorité d'entre-eux sera même en état de décomposition en voyant que vous leur adressez la parole avec fermeté. J'ai moi-même pu dire deux mots à ces huit grands garçons irrespectueux, qui ont osé répondre le pire "mais qu'est-ce qu'on a fait" (...) preuve de leur ignorance totale face aux conséquences de leur acte. 

Vous faites la queue comme tout le monde. (voir pire)
Depuis quasiment deux mois, on peut dire qu'il est visuellement impossible de passer à côté du fait que je sois enceinte. Pour autant, je n'ai encore JAMAIS constaté le moindre signe de civilité en rapport à ma "condition" - qu'on aime pourtant me rappeler hein - de femme enceinte. Je dirais même, et sans méchanceté aucune, que les personnes âgées sont les plus frileuses à accorder le moindre avantage à une femme attendant un enfant : un jour, à huit mois de grossesse (pour ma fille) et alors que je déposais déjà mes courses sur le tapis, un couple de fringuants septuagénaires m'est passé devant sans vergogne à une caisse prioritaire. Pas un regard, rien. Presque une bousculade. Ils ont brandi fièrement la carte de handicap de mémé (pourtant restée à la maison...) afin de justifier leur acte devant l'hôtesse de caisse. J'ai eu beau protester afin de les confronter à leur ridicule total (NB : je les aurais sûrement laissé passer s'ils avaient demandé), aucune réaction de l'hôtesse ni des autres personnes dans la queue. 
Autant vous dire que je n'ai plus jamais espéré sur la civilité naturelle des gens, et qu'il ne me vient même plus à l'esprit de faire la queue à une caisse prioritaire. Même au bord du malaise vagal. 

Ces petits désagréments additionnels qui entourent la magnifique aventure qu'est la grossesse ne sont finalement q'un menu détail. Cependant, je conseillerais à tout le monde de ne pas adresser de sourire tendre à une femme enceinte - ou à son ventre... rires - si vous n'êtes pas prêt à la respecter en tant que personne à part entière.  
Si les caisses prioritaires possèdent un petit sigle les représentant, ce n'est pas pour rien : mal de dos, souffle court, malaise éventuel en station debout et statique, tension... les futures mamans ont besoin de ces quelques minutes gagnées, ne l'ignorez pas :) (et laissez sa carte handicapée à mémé au lieu de vous en servir comme laisser-passer, non mais). 

Passer un Bachelor à distance avec Icadémie

samedi 30 septembre 2017


Depuis quelques jours, j'ai enfin pu fêter cet événement que j'attends depuis maintenant presque trois ans : l'obtention de mon diplôme. Si cette année de Bachelor en marketing & communication (une spécialité qui s'est naturellement imposée à moi au fil du temps) fut relativement calme, la route pour arriver à trouver ce qui me convenait fut elle, bien plus tortueuse. La première difficulté étant que je ne puisse passer que par l'enseignement à distance, puisqu'il m'était inconcevable de ne pas être disponible pour ma fille en dehors de la crèche, ou bien d'arrêter totalement de travailler. 
Pour mieux comprendre ce cheminement, il faut remonter trois ans plus tôt. J'avais déjà entrepris en 2014 de reprendre une licence professionnelle à distance avec l'Université Jules Verne. A l'époque, j'avais fourni trop d'espoirs sur une formation mal organisée. L'interface d'e-learning était déplorable, de nombreux cours étaient manquant, et le soutien des tuteurs quasi inexistant. Mon prêt étudiant devait me servir à bénéficier d'un enseignement plus utile... je me remis en quête d'une nouvelle formation.
La rentrée suivante, je découvris le concept d'Icadémie, une école d'enseignement supérieur pionnière en matière d'e-learning. Des diplômes non universitaires, mais reconnus par l'Etat et les entreprises (les fameux "Titres RNCP de niveau II" / équivalent du Bac+3/4 pour un Bachelor donc). Seulement au lieu de m'inscrire dans le domaine de formation qui m'intéressait, je choisis d'opter pour un Bachelor ressources humaines. Pourquoi ? A cette période, je m'étais intimement persuadée que je ne parviendrais que par miracle à me démarquer parmi tous ces candidats sortant d'un Master grande école lors d'une sélection pour un poste en marketing, secteur très prisé des jeunes diplômés. Je voulais miser sur un parcours à double compétence. Il me semblait que le secteur des ressources humaines était plus accessible.

Mais lorsqu'on s'embarque dans une aventure qui ne nous botte pas, où trouver la motivation ? C'est ainsi que, sans surprise, j'abandonnai rapidement ce cursus en sentant poindre une touche de résignation quant à ma reprise d'études. Cependant, j'avais désormais trouvé une école en ligne sérieuse, au format d'apprentissage intéressant et au suivi qualitatif... Il me fallut encore laisser passer plusieurs saisons pour laisser mûrir mon projet. 

C'est comme cela qu'il y a un an tout juste, en septembre 2016, je signai tout compte fait pour une année d'étude en marketing & communication chez Icadémie. 
Je vous livre ici un petit retour d'expérience (très personnel) chez cet organisme de formation. Mon cas est assez particulier, mais c'est un témoignage à prendre pour toute personne intéressée. 

* Le Bachelor en lui-même 
Il s'agit d'un Bachelor orienté "Marketing" et proposant une spécialisation. Cette dernière ne prend qu'une petite part des cours et du coefficient final (une épreuve écrite à chaque semestre). Mais veillez tout de même à choisir un domaine qui vous correspond sans vous attendre à en retirer des compétences trop pointues, plutôt une approche généraliste. Pour ma part ce fut la communication des organisations, mais vous pouvez opter pour le webmarketing, le tourisme, la publicité, le marketing du sport, etc. 
Le diplôme délivré à l'issue de la formation est un Titre national, enregistré au RNCP (niveau II) et reconnu par l'Etat ainsi que les professionnels. Il est le pendant de la licence, voir de la maîtrise selon certaines spécialités. Le nom "Bachelor marketing et communication" est tout simplement le terme commercial utilisé par les écoles, quand le véritable graal a un nom plus brut "Titre de Responsable en développement marketing et vente". 

* Les cours 
Une fois votre inscription administrative validée par l'école, vous recevrez vos codes en quelques minutes par email, et pourrez accéder directement à votre espace personnel. Profil, messagerie, forum, cours, vidéos, conférences téléphoniques, agenda, tout se trouve ici. 
C'est à vous de vous organiser, d'établir votre emploi du temps par matière et par semaine selon votre souhait d'avancement. N'hésitez pas à vous servir des documents mis à votre disposition sur la plateforme : selon le volume horaire de chaque matière ou les contrôles continus programmés, vous ne devrez pas consacrer autant de temps au management qu'au marketing opérationnel par exemple. Ces documents vous donne une vision d'ensemble de la formation, chose qui est d'ordinaire le propre du professeur. Mais ici, vous êtes le seul maître à bord. 
J'ai choisi d'imprimer mes cours au fur et à mesure, afin de les ranger, une fois étudiés, dans des classeurs. Peu écologique, mais néanmoins très pratique, cette organisation m'a permis d'avoir toujours à portée de main mes leçons et de voir une progression concrète. 
Concernant le contenu en lui-même, je l'ai trouvé complet. Les cours dépassaient même souvent les compétences attendues à l'issue de la formation, et c'est tant mieux. Si vous travaillez convenablement, vous ne pourrez échouer aux épreuves. 

* Votre classe 
Il est d'usage pour les étudiants d'une même promotion de créer un groupe facebook fermé, et de s'échanger les dernières informations sur celle-ci. J'étais un peu réticente au début (mon côté sauvage), mais finalement cela m'a permis de faire de jolies rencontres. J'ai découvert qu'il y avait également deux jeunes mamans étudiantes dans une situation similaire à la mienne, et nous avons rapidement sympathisé lors des premiers examens à Arcueil. 
Travailler seul(e) dans son coin, c'est bien, mais se sentir moins isolé(e) grâce à quelques messages d'encouragement échangés avec des personnes qui vivent sensiblement la même expérience que vous, c'est nettement plus sympathique. 
Le groupe facebook s'est révélé être également très utile pour échanger certains travaux pour lesquels nous avions besoin des avis d'autres personnes. L'entraide existe, et vous permet de regagner en motivation certains jours plus gris que d'autres. En fin de formation, nous étions une quarantaine sur ce groupe. 

* Les contrôles continus
Lors de votre inscription, vous pourrez télécharger sur votre interface le référentiel de votre formation. De cette manière, vous en apprendrez davantage sur le nombre d'épreuves qui vous attend, et la nature de chacune d'entre-elles : devoir à rendre, écrit sur table lors des partiels ou encore oral téléphonique. 
Une chose à faire absolument lors de votre rentrée, c'est de vous inscrire aux différents forums vous concernant. Dans votre interface d'e-learning, vous le retrouverez facilement, il vous suffit de cocher certaines cases. Ainsi, vous recevrez par email (de manière hebdomadaire) les nouveautés concernant les sujets auxquels vous êtes abonnés. Mais le mieux demeure encore de faire une veille sinon quotidienne, bi-hebdomadaire sur le forum, afin de ne manquer aucune information. Beaucoup d'éléments importants sont déposés sur celui-ci. 
Dans la partie "Contrôles continus" de votre interface, vous trouverez les dates et intitulés de chaque devoir vous concernant. Certains sont de véritables dossiers (surtout dans la seconde période), et nécessitent plusieurs semaines ou mois de préparation avant le rendu final. Mais tout est calculé pour qu'aucun devoir ne demande plus de temps que nécessaire. De manière générale, les devoirs maisons (comptez 7 pages pleines pour un devoir de marketing, et plutôt 3 pages pour un devoir d'anglais) sont déposés sur l'interface le vendredi midi et doivent être rendus le lundi avant minuit. Ce qui est amplement suffisant. 

* Les sessions d'examen
A l'approche de chaque fin de semestre, un formulaire vous est adressé afin de vous proposer de vous positionner sur un centre d'examens pour les prochaines partiels. La première session a eu lieu en mars, la seconde début juillet. Les épreuves à présenter sont propres au premier ou second semestre : en bref, on ne peut pas rattraper une épreuve d'un semestre sur l'autre, il vous faut attendre la prochaine session de "Partiels 1". 

J'ai opté pour des examens sur Paris. La première session se déroulait à Arcueil (la fameuse et non chaleureuse Maison des examens), la seconde dans des locaux privatisés au centre de Paris et bien plus agréables je dois l'avouer. 
Pendant les épreuves (écrites ou orales), vous serez mêlés aux étudiants en formation initiale. Les règles de sécurité et de travail sont les mêmes que pour tous les examens nationaux. 
Ayant de la famille dans cette région, mon mari et moi avons profité à deux reprises de ces journées pour aller rendre visite à nos proches. Si bien que j'ai plus vécu les examens de juillet comme un long séjour estival que comme une épreuve académique.
Très utile : un simulateur de notes est mis à votre disposition sous forme de fichier Excel. Personnellement, il a servi à me "rassurer" pour la dernière session d'examen. 


* Réaliser un stage 
Un stage de deux mois minimum est demandé afin de valider votre mémoire, et donc votre diplôme. Je vous conseille de vous mettre en recherche active dès le mois de décembre qui suit votre rentrée, afin de commencer ce stage avant les premiers partiels (c'est une condition obligatoire puisque vous serez déjà interrogé sur vos missions et votre entreprise d'accueil lors d'un oral). Si possible également, veillez à ce que votre stage s'arrête un ou deux mois avant les seconds examens, de sorte que vous ayez un peu de temps pour réviser convenablement et terminer vos dossiers (voir point suivant).
Par chance, quelques jours après m'être mise en quête du stage idéal (je plaisante, mes exigences étaient minimes, je souhaitais avant tout valider mon année), j'ai été contacté par celle qui est devenue ma collègue et tutrice. Je vous avais parlé de mon expérience chez la coopérative Citiz ici, et de mon grand bonheur de travailler avec les personnes s'y trouvant. 


* Ecrire son mémoire et gérer ses révisions 
Je ne suis absolument pas un exemple à suivre en la matière. L'école nous recommandait de préparer la rédaction de notre projet de mémoire de nombreux mois à l'avance, à grands coups d'échanges avec votre tuteur, de recherches de thèmes, de documentation sur le web et dans les ouvrages thématiques... A mon sens, un mémoire de niveau Bachelor (comptez une quarantaine de page de rédaction, et une dizaine d'annexes) avec un spécialisation en communication, ne pouvait demander une charge de travail aussi importante qu'énoncée. Cela peut paraître prétentieux de ma part, mais je n'acceptais pas de consacrer trop de temps à la recherche d'un thème qui s'imposerait à moi une fois mon stage débuté. Ce que je n'avais pas prévu, c'est de tomber enceinte au moment où j'aurais dû commencer à rédiger mon premier jet. Résultat, j'ai passé mes trois derniers mois d'étudiante à rôder autour de mon canapé, à lutter contre les nausées, et à remettre à demain à peu près toutes révisions tant j'étais incapable de me concentrer sur quoique ce soit. Dans l'urgence, j'ai dû ingurgiter, et ce dès que les nausées ont commencé à s'atténuer, environ cinq mois de cours en l'espace de trois semaines. Il m'a fallu faire des choix stratégiques, et sachez que jusqu'au moment de retourner le sujet de chaque épreuve, la moindre minute était chronométrée ! Finalement, on peut dire que je m'en suis plutôt bien sortie puisque j'ai réussi à répondre à tous les sujets proposés (excepté le droit que j'avais intentionnellement mis de côté), ce qui m'a même valu une mention bien

* Être maman, épouse, enceinte et étudiante
Avoir une vie de famille et reprendre ses études peut être quelque chose qui semble franchement culpabilisant au premier abord. La société est toujours là pour vous rappeler que ce n'est pas vous qui ramenez la plus grosse part du salaire à la maison. Mais qu'est-ce qui compte au final ? L'avis des autres sur l'instant, ou bien capitaliser (à deux, car c'est un challenge que je n'aurais jamais pu tenter sans le soutien de mon mari) pour une vie plus confortable dans un futur à moyen et long terme ? 
Ma plus grande chance est d'avoir été formidablement épaulée par l'homme que j'aime. Cela n'a rien enlevé à la culpabilité que j'ai pu ressentir pendant les longues soirées de révision, ou encore le sentiment de dégoût envers soi-même à traîner ma fille à Paris pour ma première session d'examen alors qu'elle était en pleine varicelle... mais sans cet appui de la personne qui m'est la plus indispensable, je n'aurais jamais eu la volonté de poursuivre cette formation contre vents et marées. 
Vents et marées ? Oui. C'est ainsi que je ferais références à ces événements imprévus, qui viennent ajouter du sel à l'aventure. A commencer par la grossesse, qui est plus qu'un simple "événement imprévu" (puisque, pour commencer, il s'agit bien d'un bébé désiré) qui est arrivée avec son lots de petits désagréments. Dès le début du mois d'avril, j'ai commencé à ressentir de très fortes nausées... Et cela a impacté directement la fin de mon stage tout comme ma préparation aux examens (voir point précédent).
Sinon, passer ses examens à 4 mois de grossesse - ce qui m'est arrivé en juillet - n'est pas plus compliqué (je veux dire, il y a des toilettes à proximité... rires). Blague à part, sentir les coups de son bébé alors que l'on se penche sur un examen de législation en ressources humaines est tout simplement de la motivation en barre. Hormones ou pas, je n'ai jamais été aussi heureuse de passer des épreuves.  

Icadémie : les plus et les moins

- Les plus /// C'est le meilleur rapport qualité-prix (si l'on puis dire, en parlant de niveau de diplôme) que j'ai trouvé dans l'enseignement à distance. Ce diplôme que j'ai passé est présent dans beaucoup d'écoles de commerce où il est proposé à plus du double de ce qu'il m'a coûté. Les services annexes (la scolarité, l'administration) sont plutôt très réactifs en cas de besoin. Si les sessions d'examen sont relativement fixes, les inscriptions aux formations sont possibles toute l'année. La comparaison avec la licence que je souhaitais suivre à distance avec l'Université de Jules Verne, est redoutable : Icadémie est réellement un acteur maître de son domaine. L'interface est fluide, plutôt agréable et bien aménagé. Indéniablement, ne peut pas s'improviser e-formateur qui veut ! Les perspectives de poursuite d'études après le Bachelor sont possibles, même si c'est une option que je me refuse pour des raisons principalement financières. C'est aussi une école en ligne qui grimpe, le site a été refait récemment et de nouveaux services d'études en ligne sont déployés (la Open design school notamment). On peut donc espérer voir cet organisme continuer son ascension, la communauté des diplômes s'étoffer, et notre CV prendre un peu de valeur avec.
- Les moins /// Certains professeurs ne semblent pas des plus qualifiés pour nous accompagner sur leur matière. Personnellement, je n'ai pas ressenti le besoin de solliciter les différents tuteurs d'études, mais je sais que mes camarades se sont heurtés à des difficultés lorsqu'ils cherchaient à creuser leurs savoirs. En fait, ce qu'il faut surtout retenir, c'est qu'en matière d'apprentissage à distance, vous devez surtout compter sur vous-même et sur les documents que l'on met à votre disposition. Internet est également une mine d'information à ne pas négliger (à condition d'en vérifier les sources). 


Mes conseils pour l'e-learning 

Vous devez faire preuve d'une motivation sans borne, car personne ne viendra vous rappeler les échéances des devoirs à rendre (exceptées une ou deux camarades un tantinet trop stressée qui aura chipé votre numéro lors des premiers examens... rires). Il faut nécessairement que ce projet d'études à distance soit intégré et accepté par votre entourage, surtout si comme moi vous avez une famille. Les personnes qui vous entourent sont votre meilleur soutien, à condition qu'elles aient bien conscience du volume de travail dont vous allez devoir faire preuve. 
Encore une fois, il faut apprendre à gérer sa culpabilité. Ce n'est pas parce que vous passez plusieurs week-ends de suite à éviter les sorties avec votre petite famille que vous êtes une mauvaise épouse ou une mauvaise mère : vous capitalisez pour plus tard. C'est un projet commun, en quelque sorte. 
Enfin, l'autonomie est un point essentiel pour réussir. Et c'est bien ici qu'un profil comme le mien tire son épingle du jeu parmi les autres étudiants, souvent un peu plus jeunes, moins avancés dans leur vie professionnelle ou familiale. Finalement, être maman est presque un avantage pour reprendre ses études : on a déjà subi un entraînement intensif à la polyvalence, et on sait optimiser chaque petite demi-heure de répit qui nous est offert afin de la mettre à profit :) 

Vous l'aurez compris, c'est une expérience très positive. 

La rentrée en maternelle d'une petite fille

samedi 9 septembre 2017


La première semaine de rentrée scolaire s'achève pour ma - plus si petite - fille. Par chance, elle qui est née en janvier aura une classe composée d'enfants de son année, ainsi que de l'année précédente (petits/moyens). Elle retrouve deux camarades qu'elle fréquentait depuis déjà deux ans à la crèche, et c'est très bien. De nouvelles amitiés naîtront bien vite. 

Pour préparer au mieux son premier jour, nous avons insisté sur quelques points qui me paraissaient compter pour un petit enfant s'apprêtant à partir seul à la découverte de l'inconnu : 
- une jolie tenue dans laquelle elle se sent à la fois confortable et sûre d'elle
- son petit-déjeuner préféré, devant son dessin animé favoris
- un cartable qu'elle a pris soin de choisir quelques jours plus tôt
- son doudou encore fumant du lit
- des étiquettes personnalisées sur ses vêtements (je vous conseille celles-ci)
- un goûter bien au chaud dans son sac (même si on sait qu'elle n'aura pas droit d'y toucher)
- faire la rentrée en famille, avec papa et maman (le moment de poser une matinée)
- saluer la maitresse et lui expliquer son rôle vis-à-vis d'elle
- explorer avec elle son espace de jeu et lui présenter d'autres petits
- ne pas partir sans lui dire au-revoir (elle risque de prendre ce geste pour une traitrise)
- garder ses larmes pour le chemin du retour... 

Elle a encore été épatante, et s'est montrée moins sensible au changement que certains de ses petits camarades. J'aime savoir qu'elle a déjà un petit caractère indépendant et affirmé.
Pourtant, la rentrée en maternelle, c'est aussi le temps de nouvelles angoisses (souvent injustifiées) pour les parents. 
A mon goût, ils sont bien trop nombreux dans sa classe (le chiffre approchant la trentaine d'enfants). Et c'est le coeur un peu serré que je l'abandonne chaque matin dans ce qui peut s'apparenter à une jungle (sa classe, donc) où il est difficile de circuler entre les larmes, les jouets, les cris, les courses-poursuites et autres démonstrations d'énergie matinale. Mais ça, elle ne le sait pas.
 Autre sujet de préoccupation. Je retrouve ma fille littéralement affamée à l'heure du goûter. C'est simple, elle dévore dès son arrivée à la maison jusqu'au dîner en tentant par de multiples subterfuges d'avancer l'heure de ce dernier. Et au repas encore une fois, elle mange comme un ogre. Alors, mon enfant déjeune-t-il convenablement à la cantine ? Une inquiétude légitime, je pense, quand on voit la faible proportion d'adultes par rapport à toutes ces bouches à surveiller. En attendant de mener mon enquête, je me morfonds chaque soir lorsqu'elle se jette sur son quatre-heure comme un chaton mal-nourri... ça, elle ne le sait pas non plus. 
Mais tout de même, quelle fierté immense m'envahit quand j'aperçois sa frimousse se glisser parmi les autres en fin d'après-midi, pour atterrir sur mon épaule en dessinant le même sourire heureux sur mon propre visage. Cette si jolie, si vivante et si douce petite fille, c'est la mienne ! Elle est la seule chose au monde pour laquelle je ne crains pas de faire preuve de trop de prétention. Au contraire, j'aimerais montrer à tous que ce petit trésor est le mien, crier devant toutes et tous combien je suis comblée par cette enfant qui grandit trop vite, et combien je l'aime. Enfin ça, elle le sait déjà.

La vie professionnelle pendant un congé parental

lundi 4 septembre 2017


Début juillet je passais une dernière session d'examens à Paris dans le cadre de la validation de mon année de marketing & communication. Aujourd'hui, enfin (bientôt) diplômée du précieux sésame auquel j'aspirais depuis quelques années (le syndrome de l'imposteur, vous connaissez, hum ?), il m'est pourtant impossible de le faire valoir sur le marché du travail dans l'immédiat... 
J'ai bien tenté, il y a quatre ans, de retrouver un poste (même des plus précaires) alors que j'étais enceinte et en fin de contrat. Autant vous dire que l'entreprise et la grossesse si elles ne sont pas ennemies, n'aiment guère se fréquenter. On m'a assez rapidement fait comprendre que j'étais "sur le carreau"... Finalement, le choc passé et la situation acceptée, il s'est avéré que cette période de chômage fut des plus bénéfiques et des plus douces. J'ai pu profiter pleinement de mon bébé dans ses premiers mois de vie, chose que toutes les mamans ne connaissent pas. 
Cette fois-ci encore, je me retrouve dans une situation quasi-similaire. Mon fils (ça fait tout drôle d'écrire ça, tiens) arrivera cette fin d'année, et aucun directeur ou directrice de ressources humaines normalement constitué(e) ne se risquerait à m'embaucher, même pour une mission courte.
Je vais devoir attendre que mon futur bébé fasse sa rentrée en crèche... l'année prochaine. 

Alors comment mettre à profit tout ce temps ? 

Il y a bien évidemment la maison, et la scolarité de ma fille à gérer. Soit. Mais n'aspirer à rien de plus qu'être mère au foyer ne me correspond pas. Si j'apprécie de m'occuper de ma famille, si j'aime la solitude et le calme en journée, j'ai besoin d'être active ou tout du moins de visualiser un but concret à atteindre. Reprendre à nouveau un cycle d'études n'est pas envisageable non plus : le souvenir de ces nombreuses soirées sacrifiées à réviser au lieu de profiter de mon enfant, je n'en veux plus. Surtout qu'ils seront rapidement deux. Et puis ne l'oublions pas, les études, cela coûte de l'argent. Que je n'ai pas. 
L'idée est de faire de cette année de congé maternité, congé parental, ou encore "année sabbatique" (si l'on puis dire) une année de perfectionnement professionnel qui me permettra de revenir sur le marché de l'emploi toujours au fait des nouvelles tendances. D'étoffer mes expériences et mes compétences dans les domaines professionnels qui m'intéresse (communication, webmarketing, marketing). 

Quelles solutions pour une maman enceinte ? 

Le premier constat à réaliser est que les activités à privilégier sont nécessairement celles pouvant s'effectuer à distance. De par la grossesse, et des horaires contraignants de l'école maternelle. Grâce à ma spécialité, le webmarketing, tout devient possible. Toutefois, il est aujourd'hui assez aisé de parfaire ses compétences dans des domaines tout autre du fait du visage actuel d'Internet. 

* Le bénévolat à distance
Sur le site France Bénévolat, vous trouverez de nombreuses missions proposées à distance notamment celles relevant de la communication, du digital bien sûr (community management) ou même de l'administratif. Lorsqu'on n'est pas employable, s'engager dans une mission qui a du sens à raison de quelques heures par semaine, cela me paraît être un excellent compromis afin de rajouter une ligne sur son CV et bien sûr d'étendre son réseau (et pourquoi pas ses compétences). 

* Les MOOC
Vous ne connaissez pas encore les MOOC ? Il s'agit de cours en ligne et ouverts, proposés la plupart du temps gratuitement par des écoles ou universités (parfois de prestige), avec à la clef une éventuelle certification sur le sujet traité. Les parcours proposés relèvent du domaine professionnel autant que du développement personnel, les thèmes sont assez variés. Le site Fun MOOC vous propose la liste actualisé des cours à venir, pensez à vous inscrire à temps afin de démarrer la session au même moment que les autres. 

* Openclassrooms
Ce site, en plus de proposer des parcours diplômants, fonctionne sur le même système que les MOOC. A la différence près que les cours sont assez spécifiques à certains corps de métier, quand les MOOC balaient quantité de secteurs et domaines professionnels. Pour les personnes qui travaillent sur le web, c'est une mine d'informations non négligeable. Ainsi, je me suis moi-même inscrite à une dizaine de cours (Photoshop, Google adwords...) dont vous pourrez retrouver la liste sur ce lien, classés par thématiques. 

* La lecture 
Si aucun cours en ligne ne satisfait votre soif d'apprendre, offrez-vous des livres académiques. J'aimerais moi-même m'initier au droit relatif à nos amis les animaux, afin d'apporter plus d'argument aux causes que je défends. Certains ouvrages m'ont été recommandés par une personne avocate et fondatrice du Parti Animaliste. Il ne tient qu'à vous d'en faire de même pour parfaire vos connaissances dans un domaine qui vous tient à coeur, ou pour lequel vous possédez des lacunes. 

* Devenir auditeur libre à l'université
Oui, ça existe encore. Et il me semble que les inscriptions se font à partir de maintenant, alors ne traînez pas trop avant de vous renseigner auprès de la scolarité de l'UFR qui vous intéresse. Qu'est-ce qu'un auditeur libre ? Une personne qui s'inscrit à certains cours magistraux dispensés par l'université en début de semestre, sans suivre la formation complète et sans passer d'examen final. 

*  Se perfectionner en langues
Rien de mieux pour se perfectionner en langues que de pratiquer ! Et quoi de meilleur pour un CV, que d'ajouter un niveau supplémentaire en anglais, espagnol et autres ? Il existe des forums et applications proposant de vous mettre en contact avec des gens parlant une langue différente de la vôtre : profitez-en ! Sinon, l'organisation de cafés langues étrangères existe toujours et peut se montrer plus sympathique qu'une session Skype si vous avez l'occasion de vous déplacer. 

Cette volonté de prolonger autant que faire se peut mon parcours professionnel à travers mon congé parental est un choix qui m'est propre, et chacun(e) fait face à ce moment comme elle l'entend bien entendu. Seulement, continuer à se former pendant ces quelques mois constituent, j'en suis certaine, un excellent moyen pour se sentir plus sûre de soi une fois arrivé le moment de confrontation avec d'autres candidats. C'est aussi pour ma famille que j'aspire à être toujours plus employable, il est bon de le garder à l'esprit :)