Celui qui a fait exploser mon coeur.

vendredi 15 décembre 2017


Il a débarqué dans nos vies il y a quelques jours seulement, et pourtant c'est comme s'il avait été auprès de nous depuis des années déjà. Il nous a fait le plus beau des cadeaux de Noël cette année et pour toutes celles qui suivront... Mon petit prince m'a montré combien il était naturel de l'aimer instantanément au-delà de tout. Au moment même où j'ai pu l'attraper, mon coeur a chaviré pour ne plus jamais reprendre sa taille initiale... C'est la vérité toute simple ; il a agrandi mon coeur, comme il a agrandi notre existence à tous les trois. Il est celui que l'on attendait pour se sentir une famille totalement complète. 
Ses jolis yeux déjà bien curieux laissent entrevoir tous nos projets de vie à quatre, tous ces moments qui n'attendent désormais que nous. A commencer par cette fin d'année qui s'achève en beauté avec l'arrivée de ce trésor que je ne cesse de dévorer de baisers depuis sa venue au monde... 

La boîte à grande soeur

vendredi 1 décembre 2017


Lors de ma première grossesse, j'avais pris grand plaisir à confectionner une Boîte à papa surprise qui avait, je dois bien le dire, fait son petit effet sur son destinataire. Pour ce second bébé, c'est la future grande soeur que j'aimerais chouchouter avec une valise contenant tout ce dont elle aura besoin (et plus encore) lorsque ses parents devront partir en trombe à la maternité. Si tenté que les événements se déroulent ainsi, évidemment. 
L'arrivée d'un second enfant bouleverse le schéma familial établis, les équilibres durement gagnés. Et du haut de ses presque 4 ans, notre princesse a gagné le droit d'être encore un peu dorlotée avant le débarquement en fanfare d'un tout petit frère dans sa vie.
Je vous livre le contenu de sa "boîte à grande soeur"... :) 

* Des livres petit frère & grande soeur
J'ai opté pour deux petits ouvrages proches de notre situation familiale afin que notre fille puisse aisément s'identifier aux personnages "Un petit frère, à quoi ça sert ?" de Ledesma et Bellier, ainsi que "Petit frère est né" de la série Bébé koala. Son papa et ses grands-parents pourront lui faire découvrir ces deux courtes histoires relatant le même événement qu'elle sera en train de vivre. 
Je me souviens qu'à 5 ans, alors que ma mère était en train d'accoucher, je m'agrippais dans la salle d'attente à une encyclopédie pour enfants. Il y avait un passage imagé sur l'accouchement, j'étais fascinée. Ces pages avaient eu un effet réconfortant sur l'enfant que j'étais.  

* Une jolie tenue
Mes parents ou son papa n'auront probablement pas le temps de faire des essayages avec cette petite demoiselle ô combien coquette avant de partir me rejoindre, moi et son petit frère. Lors de la grande rencontre, il est probable que les appareils photos fassent feu de toute part et j'aimerais que ma fille regarde plus tard ces clichés avec une grande bienveillance envers elle-même. Sa robe préférée et un collant tout neuf feront sans doute l'affaire. 

* A boire et à manger
J'ignore combien de temps ce petit estomac devra attendre à l'hôpital et dans quelles conditions, mon idée est donc de faire tout l'inverse de ce que l'INPES recommande : rassurer mon enfant avec des grignotages "doudou". C'est le moment de mettre dans son petit sac un vrai goûter et plein d'à-côtés pour faire passer les heures d'attente éventuelles avec plaisir. Rien de très équilibré donc, une boîte de Schoko-bons, des compotes, un pain au chocolat, un paquet d'Oreo, une bouteille d'eau Reine des neiges.  

* Un cahier d'activités
Pour passer le temps tout en apprenant à écrire les lettres et chiffres, un petit livret avec feutre effaçable pour s'entraîner à l'infini. Elle risque d'adorer, elle qui pose tant de questions telles que "il y a écrit quoi là ?" ou encore "c'est combien ?" et "il est quelle heure ?".  

* Un pyjamas
Il peut être utile si la première nuit doit se passer en urgence chez ses grands-parents. Un rechange complet peut aussi servir, mais j'ai estimé que ma mère avait suffisamment de stock !

* Un "compte-dodo"
Approchant les 4 ans, ma fille affiche depuis déjà quelques mois une curiosité certaine envers le temps qui passe. Surtout depuis qu'elle a fait sa rentrée finalement. La notion des jours de la semaine prend toute son importance désormais. Je lui ai donc confectionné un petit calendrier maison à compléter avec son papa ou ses grands-parents, afin qu'elle situe le nombre de dodos qui la sépare de : l'arrivée de son petit frère, la prochaine visite à l'hôpital, le retour de maman et petit frère. 

* Des photos avec papa & maman
Son père et moi lui avons fait un petit carnet comprenant des photos avec ses parents, ainsi qu'un petit mot de chacun de nous (qui sera lu par un adulte) afin de lui rappeler que nous l'aimons de tout notre coeur, et que nous sommes très fières de la grande soeur qu'elle s'apprête à devenir. Cela peut être réconfortant pour une petite fille de visualiser des photos de sa famille la plus proche, dans un moment un peu anxiogène et plein de nouveautés. 

* Un guide "journée type" à usage des grands-parents
Dans le cas où mes parents devraient s'occuper d'amener ma petite princesse à l'école, je tenais à m'assurer qu'aucun détail ne serait laissé au hasard. Si ce petit guide peut sembler infantilisant à une personne extérieure, je suis sûre qu'en plein rush, mes parents sauront apprécier de pouvoir se reposer sur ce petit feuillet de quatre pages ! Horaires précis, adresse, lieu de parking, numéros à appeler, etc. 

* Une poupée bébé garçon
Ma fille a adopté une poupée Corolle fille depuis deux ans, c'est un de ses jouets préférés. Elle s'est rapproché du poupon le jour où son papa et moi lui avons expliqué qu'un vrai petit bébé allait bientôt rejoindre la famille. Quoi de plus mignon que d'offrir un "petit frère" à sa poupée chérie ? 

Et enfin, parce qu'elle adore imiter ses parents : un ancien téléphone portable hors d'usage, pour qu'elle puisse mimer un appel à sa maman et son petit frère quand elle le souhaite. Il faut vivre avec son temps, ah ah ! C'est la cerise sur le gâteau dirons-nous. 

J'espère que cela vous aura donné quelques pistes, sachant que c'est une boîte personnalisée spécialement pour ma fille et que chaque enfant est différent bien entendu. A vous de jouer. Objectivement, je pense avoir acheté plus de cadeaux que nécessaire pour rendre cette "boîte" intéressante, mais on ne devient pas tous les jours l'aînée de la famille... et pour en être une moi-même, je voulais qu'elle garde des objets concrets de ce premier jour en tant que grande soeur.

Confidence pour confidence, le papa aura aussi sa boîte à surprises, mais je ne peux pour l'instant pas en dévoiler le contenu :) 

La fin de grossesse, mon moment favori

jeudi 23 novembre 2017



°oO Alex Rain Bird Music - November 2017 |clic Oo° 


J'aborde les dernières semaines de cohabitation avec mon fils dans mon ventre emplie d'une profonde sérénité. En effet, tandis que beaucoup se traîneraient à ma place (oh, je ne nie pas devoir m'y reprendre à deux fois avant d'extraire mon popotin du canapé) et passeraient leur temps à attendre l'accouchement comme le Messie, moi, je me complais enfin. 

Il me faut le confesser... Pour l'angoissée chronique que je suis, parvenir à vivre une grossesse réellement sereine revient à passer toute la période propice aux fausses couches précoces, puis tous les stades de la prématurité. Ce qui nous amène rapidement au dernier mois de cette aventure pourtant magique. Les hanches douloureuses, les coups de pieds plus en plus forts, les pipis trois fois par heure, le faux-travail avec contractions à gogo, le bas du dos bloqué, rien ne me fait peur ce mois-ci ! J'exagère un poil. En tout cas, je mentirais si j'affirmais que je n'aimais pas être enceinte, car c'est tout bonnement une parenthèse de vie indescriptible tant l'intensité de bonheur que je ressens tout du long est forte. Mais autant d'amour entraîne toujours chez moi une haute dose d'appréhension, c'est ainsi. 
La fin de la grossesse, cela signifie aussi de pouvoir reprendre des activités un peu plus "risquées" sans craindre de faire naître son enfant de manière précoce. Ainsi, j'ai pu donner un franc coup de main lors de notre récent déménagement et préparer comme il se doit le cocon de notre futur petit garçon. C'est aussi avec plaisir que je reprends les longues sorties au parc ou à la ville avec ma fille, qui rayonne de bonheur à l'idée d'accueillir un nouveau membre dans la famille. 
Les dernières semaines riment avec excitation, nostalgie anticipée de ce moment qui viendra se graver à tout jamais dans notre mémoire, celui de la rencontre. J'ai hâte. Et non. A dire vrai, j'en rêve toutes les nuits depuis quelques jours. Cependant, si pour ma première grossesse j'étais en pleine effervescence à ce terme-là, en me projetant dans mon rôle de future maman et en imaginant déjà sous tous les traits possibles mon futur bébé, il n'en est rien cette fois. Je suis même complètement désemparée par une projection mentale qui se fait tardive, comme si je ne réalisais pas que mon fils (comme cela fait toujours drôle à écrire) faisait déjà partie de notre famille. Une petite culpabilité pointe même son nez, même si ne pas réaliser n'enlève en rien toute la place que je suis prête à faire dans mon coeur pour ce précieux petit trésor... A ce sujet, en tant que maman, je sais par avance combien cette pensée récurrente peut être idiote mais tout de même : lorsque je regarde ma fille, je me dis que je l'aime tellement, tellement... tellement, comment pourrais-je humainement aimer quelqu'un d'autre à ce point sans que mon coeur n'explose littéralement ? 
Et c'est sûrement ce qui m'attend le jour de l'accouchement, une explosion d'amour... :)
Quoiqu'il en soit, aujourd'hui mon bébé et moi profitons des derniers instants à ne faire qu'un (ou presque), et si je n'étais pas aussi pressée qu'il rencontre sa grande soeur et son papa, je le garderais bien au chaud encore un moment, rien que pour moi. 

Sois une gentille femme enceinte et tais-toi

lundi 9 octobre 2017


Qui ne s'est jamais surpris à laisser traîner son regard sur le ventre rond d'une femme enceinte, et à sentir aussitôt se retrousser les coins de sa bouche de la plus bienveillante des manières ? Mais si la grossesse semble attiser la bonté, elle est un curieux phénomène, développant en vérité la face schizophrène des gens que croise la femme enceinte (si, si). 
Des sourires, des regards doux, certes vous en aurez à foison durant votre grossesse. Mais attention, si la société aime ses femmes enceintes, certains des petits privilèges qui pourraient leur être accordés sont pourtant à reconsidérer...

Vous êtes devenue un ventre. Avec des jambes et des bras.  
Vos amies ne vous demandent plus que des nouvelles à travers l'aventure de la grossesse. Ce qui est en fait une gentillesse de leur part devient pour vous une manière d'être attachée à un unique sujet de conversation. Mais ne leur en tenons pas rigueur, après tout, vous faites bien la même chose lorsque leur tour arrive ! 
Les inconnus que vous croisez s'adressent à vous de façon joviale, chantante. C'est amusant. Seulement, quand je dis à vous, je devrais plutôt dire... à votre ventre, quelques centimètres plus bas que votre tête. Avec un peu de chance, ils vous adresseront finalement un bref regard dans les yeux, comme à une personne normale. Enfin, sauf si vous avez amené avec vous votre premier enfant. 
Il peut également arriver que vous disparaissiez totalement derrière votre ventre, à tel point qu'une émission TV puisse diffuser une de vos photos privées, en maillot et enceinte de quelques mois, sans votre consentement. J'en parle car c'est ce qui m'est arrivé il y a peu. La rédaction s'en est excusée après coup, mais la bêtise était faite. 
A l'école de ma fille j'observe ce phénomène également, les institutrices me font ressentir à quel point je suis masquée par ce ventre qui ne cesse de grossir au fur et à mesure que mon petit trésor grandit. Cela va des attentions délicates - me proposer un fauteuil plus confortable lors de la réunion de rentrée - aux remarques vexantes - comme la réticence à m'accorder le rôle de maman accompagnatrice "du fait de ma grossesse". 
J'en rigole bien sûr, car c'est une phase éphémère et typique de la grossesse, auquel presque personne ne peut déroger. Un moindre mal. 

Vous n'êtes pas protégée contre le harcèlement de rue. 
Être enceinte me semblait le meilleur moyen d'avorter dans l'oeuf toute tentative de drague inopinée (et sans le moindre effort), que nenni ! Pas plus tard que ce week-end, il m'est arrivé une mésaventure que je ne risque pas d'oublier. Alors que je me dirigeai vers les toilettes d'un café pour y amener ma fille, je passai devant une bande de presque dix hommes, attablée. Des sifflements écoeurants retentirent. Et furent stoppés aussi net par mon regard noir et la main que je tendais à ma fille de seulement trois ans et demi, cachée derrière ma silhouette. Mon ventre avait-il été dissimulé trois secondes de trop par ma veste ? Finalement peu importe, non ? Une toute petite fille était présente pendant leur assaut de cris de mâles minables, et là encore je dirais : peu importe, non ? AUCUNE femme - enceinte ou pas, maman ou pas, en couple ou pas - n'a à subir ce type d'agression ordinaire. 
Si j'ai un conseil à vous donner, et dans la mesure du possible bien entendu, ne les laissez jamais s'en tirer sans les remettre à leur place. Même furtivement. On m'a trop souvent dit que l'indifférence était la meilleure des réponses. Lorsque la situation le permet, remettez ces lâches (c'est ce qu'ils sont) à leur place, comme le ferait leur propre mère. La majorité d'entre-eux sera même en état de décomposition en voyant que vous leur adressez la parole avec fermeté. J'ai moi-même pu dire deux mots à ces huit grands garçons irrespectueux, qui ont osé répondre le pire "mais qu'est-ce qu'on a fait" (...) preuve de leur ignorance totale face aux conséquences de leur acte. 

Vous faites la queue comme tout le monde. (voir pire)
Depuis quasiment deux mois, on peut dire qu'il est visuellement impossible de passer à côté du fait que je sois enceinte. Pour autant, je n'ai encore JAMAIS constaté le moindre signe de civilité en rapport à ma "condition" - qu'on aime pourtant me rappeler hein - de femme enceinte. Je dirais même, et sans méchanceté aucune, que les personnes âgées sont les plus frileuses à accorder le moindre avantage à une femme attendant un enfant : un jour, à huit mois de grossesse (pour ma fille) et alors que je déposais déjà mes courses sur le tapis, un couple de fringuants septuagénaires m'est passé devant sans vergogne à une caisse prioritaire. Pas un regard, rien. Presque une bousculade. Ils ont brandi fièrement la carte de handicap de mémé (pourtant restée à la maison...) afin de justifier leur acte devant l'hôtesse de caisse. J'ai eu beau protester afin de les confronter à leur ridicule total (NB : je les aurais sûrement laissé passer s'ils avaient demandé), aucune réaction de l'hôtesse ni des autres personnes dans la queue. 
Autant vous dire que je n'ai plus jamais espéré sur la civilité naturelle des gens, et qu'il ne me vient même plus à l'esprit de faire la queue à une caisse prioritaire. Même au bord du malaise vagal. 

Ces petits désagréments additionnels qui entourent la magnifique aventure qu'est la grossesse ne sont finalement q'un menu détail. Cependant, je conseillerais à tout le monde de ne pas adresser de sourire tendre à une femme enceinte - ou à son ventre... rires - si vous n'êtes pas prêt à la respecter en tant que personne à part entière.  
Si les caisses prioritaires possèdent un petit sigle les représentant, ce n'est pas pour rien : mal de dos, souffle court, malaise éventuel en station debout et statique, tension... les futures mamans ont besoin de ces quelques minutes gagnées, ne l'ignorez pas :) (et laissez sa carte handicapée à mémé au lieu de vous en servir comme laisser-passer, non mais).